Ordinateurs · 05/10/2026
Trump confie à Jay Clayton la « Super Intelligence Force », sa nouvelle task force fédérale sur l'IA
Donald Trump a annoncé ce week-end des 3 et 4 octobre 2026 la création de la « Super Intelligence Force », une task force fédérale placée sous la direction du directeur du renseignement national Jay Clayton, qui fait office de « tsar de l'IA » et doit rendre un premier rapport sous 120 jours selon le Wall Street Journal.
Donald Trump a annoncé ce week-end des 3 et 4 octobre 2026 la création de la « Super Intelligence Force », une task force fédérale chargée de coordonner la politique américaine en matière d'intelligence artificielle. Elle sera dirigée par Jay Clayton, directeur du renseignement national, qui tient de fait le rôle de « tsar de l'IA » que le président promettait de nommer depuis la mi-septembre.
Quatre responsables nommés, un premier rapport attendu sous 120 jours
Selon les médias américains, dont NBC News, Trump a rendu publics quatre responsables : Jay Clayton, le président de la Federal Trade Commission Andrew Ferguson, le directeur technique du Pentagone Emil Michael et le directeur de l'Office of Personnel Management Scott Kupor. D'après le Wall Street Journal, la task force devra remettre un rapport dans un délai de 120 jours. D'autres membres, parmi lesquels le vice-président JD Vance, seraient associés, mais leur liste n'a pas été détaillée officiellement.
Une annonce qui prolonge un message posté le 19 septembre
Le 19 septembre, Trump avait déjà indiqué sur Truth Social qu'il formait une « AI Force », sur le modèle de la Space Force, et qu'un « tsar » serait nommé. Il avait aussi proposé de renommer l'IA en « super intelligence » en jugeant le terme « artificielle » inexact. Le mandat précis, le budget et les pouvoirs de la structure n'ont pas été détaillés dans les annonces publiques.
Un lien direct avec les grands laboratoires d'IA
L'annonce intervient après des échanges de Trump avec des dirigeants du secteur, rapportés par CBS News, et alors que plusieurs laboratoires sont déjà sous pression sur la sécurité de leurs modèles, de l'audition du conseil municipal de New York au départ d'un responsable de la sécurité chez OpenAI. Le choix d'un patron du renseignement plutôt que d'un technicien ancre le dossier dans la sécurité nationale.
Notre avis
Placer l'IA sous l'autorité du renseignement national envoie un signal clair : Washington traite désormais les modèles les plus puissants comme un sujet stratégique et non comme un simple produit grand public. Tant que le périmètre légal de la task force, ses moyens et sa relation avec les États comme la Californie ne sont pas précisés, il est prématuré de savoir si elle imposera des règles ou se contentera de coordonner.
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