Ordinateurs · 18/09/2026
La Chambre des représentants vote à 417 voix contre 3 pour faire payer aux data centers IA leurs coûts d'électricité
La Chambre des représentants américaine a adopté le 16 septembre 2026 le Ratepayer Protection Act à une écrasante majorité de 417 voix contre 3, obligeant les plus grands data centers d'intelligence artificielle à financer intégralement les infrastructures électriques nécessaires à leur fonctionnement plutôt que de reporter ce coût sur les usagers.
La Chambre des représentants américaine a adopté le 16 septembre 2026 le Ratepayer Protection Act à une écrasante majorité de 417 voix contre 3, un texte obligeant les plus grands data centers d'intelligence artificielle à assumer eux-mêmes le coût des infrastructures électriques nécessaires à leur fonctionnement.
Les data centers de plus de 100 mégawatts directement visés
Le texte cible les data centers dont la demande de puissance combinée atteint ou dépasse 100 mégawatts sur un même site, principalement destinés à l'exploitation d'infrastructures informatiques — un seuil qui concerne directement les plus grandes installations dédiées à l'entraînement et à l'exploitation de modèles d'intelligence artificielle.
Des garanties financières exigées avant même le début des travaux
Les compagnies électriques devront désormais exiger de ces gros consommateurs des garanties financières couvrant le coût des mises à niveau du réseau avant le début de la construction — une mesure censée protéger les usagers résidentiels d'une éventuelle défaillance ou d'un abandon de projet en cours de route.
Une adoption approuvée 52 voix contre 0 en commission avant le vote final
Porté par le représentant du Colorado Gabe Evans depuis le 18 juin 2026, le texte avait déjà été approuvé à l'unanimité (52 voix contre 0) par la commission de l'Énergie et du Commerce le 21 juillet, avant d'être transmis à l'ensemble de la Chambre le 10 septembre.
Un accueil favorable mais jugé insuffisant par certains élus
Si la représentante du Texas Veronica Escobar a voté pour le texte, elle l'a qualifié de « strict minimum que le Congrès devrait faire », plaidant pour une législation plus ambitieuse encore sur l'encadrement des data centers — un signe que le débat sur le partage des coûts énergétiques de l'IA est loin d'être clos.
Notre avis
Un score de 417 voix contre 3 est suffisamment rare au Congrès américain pour mériter d'être souligné : sur un sujet aussi clivant que l'intelligence artificielle, la question de qui paie pour l'électricité des data centers semble faire figure de rare consensus bipartisan, bien loin des blocages habituels sur la régulation technologique.
Commentaires
Soyez le premier à commenter.
Connectez-vous pour participer