Ordinateurs · 21/09/2026

Quatre abonnés poursuivent Anthropic, OpenAI, Google et xAI pour entente illégale sur le ralentissement de l'IA

Quatre abonnés payants à ChatGPT, Claude, Grok et Gemini ont déposé plainte le 18 septembre 2026 contre Anthropic, OpenAI, xAI et Google, estimant que leur engagement commun du 12 septembre à ralentir le développement de l'IA constituait en réalité un pacte illégal de restriction de la concurrence.

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Quatre abonnés payants à ChatGPT, Claude, Grok et Gemini ont déposé plainte le 18 septembre 2026 devant le tribunal fédéral du district nord de Californie contre Anthropic, OpenAI, xAI et Google, estimant que leur engagement commun du 12 septembre à ralentir le développement de l'IA constituait en réalité un pacte illégal de restriction de la concurrence.

Un engagement de sécurité requalifié en entente anticoncurrentielle

La plainte invoque une violation de la section 1 du Sherman Act, affirmant qu'« un accord entre rivaux pour réduire la qualité de leurs produits et le rythme de leurs améliorations constitue un accord de restriction de la production » — une lecture radicalement différente de celle présentée publiquement par les entreprises concernées comme une démarche de sécurité collective.

Un groupe de travail formé dès juillet, selon la plainte

Les plaignants affirment que des représentants des entreprises ont formé un groupe de travail commun dès juillet 2026, bien avant l'essai public de Dario Amodei du 12 septembre — un essai auquel Elon Musk, Sam Altman et Demis Hassabis avaient apporté leur soutien en quelques heures à peine.

80 % du marché des assistants IA grand public visés

La plainte définit le marché concerné comme celui des abonnements payants américains aux assistants IA généralistes (ChatGPT, Claude, Grok, Gemini), un segment où les quatre entreprises représenteraient collectivement environ 80 % de parts de marché.

Dommages triplés et interdiction d'accords horizontaux réclamés

Les plaignants réclament des dommages-intérêts triplés au titre du Clayton Act, ainsi qu'une injonction interdisant tout accord horizontal futur portant sur le rythme de développement, les limites de calcul, les délais de sortie ou l'échange d'informations entre ces entreprises.

Notre avis

Cette plainte illustre un paradoxe intéressant du débat sur la sécurité de l'IA : la même coordination entre rivaux, présentée comme vertueuse par ses auteurs, peut aussi être lue comme une entente anticoncurrentielle classique — la suite judiciaire de cette affaire pourrait avoir des conséquences bien au-delà du seul sujet de la sécurité IA, sur la manière dont les géants technologiques peuvent légalement se coordonner entre eux.

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