Ordinateurs · 11/09/2026
Bloomberg a révélé le 10 septembre 2026 que le DOJ américain enquête pour savoir si NVIDIA a structuré son accord de 20 milliards de dollars avec la start-up de puces IA Groq — une licence, pas un rachat — spécifiquement pour échapper au contrôle antitrust classique des fusions.
Le département de la Justice américain (DOJ) enquête pour déterminer si NVIDIA a délibérément structuré son accord avec la start-up de puces IA Groq sous forme de licence plutôt que de rachat, afin d'éviter le contrôle antitrust qui s'appliquerait normalement à une opération de cette taille. L'information a été révélée par Bloomberg le 10 septembre 2026.
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Un accord de 20 milliards de dollars, mais pas un rachat
En décembre dernier, NVIDIA a pris une licence non exclusive sur la technologie de puces de Groq et embauché plusieurs de ses dirigeants, dont le fondateur Jonathan Ross — sans pour autant racheter l'entreprise elle-même. C'est précisément cette structure, licence plus embauches plutôt que fusion classique, qui intéresse les enquêteurs.
Pourquoi le DOJ s'y intéresse
L'enquête cherche à établir si cette architecture contractuelle a été conçue intentionnellement pour contourner les procédures de contrôle réglementaire qui s'appliqueraient normalement à une opération de cette ampleur — un accord de fusion ou d'acquisition classique de 20 milliards de dollars déclencherait un examen antitrust bien plus poussé.
Une enquête ouverte depuis décembre, une demande d'informations formelle envoyée
Le DOJ a ouvert son enquête peu après l'annonce de l'accord en décembre, et a depuis envoyé à NVIDIA une demande formelle d'informations — une étape qui marque une intensification du dossier plutôt qu'un simple examen préliminaire.
Les conséquences possibles restent limitées
Si les enquêteurs concluent à une irrégularité, ils pourraient chercher à obtenir des amendes, mais forcer NVIDIA à défaire l'accord est jugé peu probable par les observateurs du dossier — une issue fréquente pour ce type d'enquête antitrust a posteriori.
Notre avis
Cette enquête illustre la vigilance croissante des autorités américaines face aux montages capitalistiques complexes dans l'IA, où licences et embauches massives de personnel clé (les fameux "acqui-hires") permettent parfois d'obtenir l'essentiel des bénéfices d'un rachat sans en subir le contrôle réglementaire. Sur le terrain plus concret du matériel, une alimentation fiable reste un composant sur lequel il vaut mieux ne pas rogner lors du montage d'un PC destiné à faire tourner des modèles d'IA en local.
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