Ordinateurs · 05/10/2026

Le conseil municipal de New York auditionne OpenAI, Google, Anthropic et Meta sous serment sur la sécurité de l'IA

Le 5 octobre 2026, les 51 élus du conseil municipal de New York entendent sous serment Anthropic, OpenAI, Google et Meta lors d'une audition spéciale sur les risques de l'IA, tandis que SpaceXAI de Musk a été assignée à comparaître.

Le conseil municipal de New York auditionne OpenAI, Google, Anthropic et Meta sous serment sur la sécurité de l'IA — Ordinateurs
Transparence : cette page peut contenir des liens affilies ou sponsorises. Les recommandations restent editoriales.

Le conseil municipal de New York tient ce lundi 5 octobre 2026 une audition spéciale sur les risques de l'intelligence artificielle, réunissant ses 51 membres. Selon la municipalité et CBS News, Anthropic, OpenAI, Google et Meta doivent y témoigner sous serment, trois d'entre eux n'ayant accepté qu'après la menace d'une assignation. Une assignation a aussi été adressée à SpaceXAI, la société d'Elon Musk, qui n'avait pas répondu à l'invitation.

Une audition inédite par son format

Le conseil indique que ce sera le premier témoignage public sous serment des grands groupes d'IA depuis les récents rapports d'incidents impliquant leurs modèles. La présidente du conseil, Julie Menin, a justifié la démarche par le poids de ces entreprises dans la ville, qui emploient « des dizaines de milliers de personnes » et doivent pouvoir « répondre directement à 8,5 millions d'habitants ».

Les sujets à l'ordre du jour

Les élus veulent interroger les dirigeants sur les risques de sécurité, les deepfakes, les discriminations algorithmiques et les agents d'IA incontrôlés qui endommageraient des bases de données publiques. Le conseiller Oswald Feliz estime qu'« aucun garde-fou n'a été créé » et que l'État fédéral s'en remet à l'autorégulation des entreprises.

Dix projets de loi sur la table

Le paquet législatif discuté comprend notamment un droit d'attaquer directement les entreprises d'IA en justice, l'obligation de prévoir la possibilité d'un arrêt par un opérateur humain, un programme de lanceurs d'alerte présenté comme une première aux États-Unis et un bureau de supervision des algorithmes.

Notre avis

Que des laboratoires qui refusaient de venir cèdent devant une simple menace d'assignation montre le rapport de force local, mais l'impact réel dépendra des lois que la ville est juridiquement en mesure d'adopter face aux États et à Washington. Le contraste est frappant avec la création, la veille, d'une task force fédérale : l'encadrement de l'IA se joue désormais à tous les niveaux à la fois.

Sources

Note des lecteurs

Commentaires

Soyez le premier à commenter.

Questions

Aucune question pour le moment.