Ordinateurs · 27/09/2026
Google va tester ses puces TPU dans l'espace avec Project Suncatcher, premier lancement le 1er octobre
Google lancera le 1er octobre 2026 son premier prototype de Project Suncatcher, un satellite embarquant quatre puces TPU, à bord d'une mission de covoiturage SpaceX Transporter, pour tester la viabilité de data centers d'intelligence artificielle en orbite alimentés par l'énergie solaire.
Google lancera le 1er octobre 2026 le premier prototype de son Project Suncatcher, un satellite embarquant quatre puces TPU (Tensor Processing Unit), à bord de la mission de covoiturage SpaceX Transporter-18, afin de tester si du matériel d'intelligence artificielle peut survivre et fonctionner en orbite basse alimenté par l'énergie solaire quasi continue de l'espace.
La question posée par Google : les TPU peuvent-ils survivre à l'espace ?
Le projet part d'une question simple formulée en interne chez Google : les puces TPU, conçues pour tourner dans des data centers climatisés au sol, peuvent-elles supporter les contraintes d'un lancement puis fonctionner durablement en orbite ? Le vol du 1er octobre doit apporter un premier élément de réponse.
Un prototype de la taille d'un réfrigérateur, développé avec Planet Labs
Le satellite prototype, construit en partenariat avec la société de satellites Planet Labs, embarque quatre puces TPU dans un châssis de la taille d'un réfrigérateur — les dix minutes de vol vers l'orbite basse exposent l'appareil à des accélérations pouvant atteindre 10 g, un premier test de résistance mécanique avant même la mise en fonctionnement des puces.
L'argument de fond : une énergie solaire quasi continue en orbite
L'intérêt affiché de l'informatique orbitale est l'accès à un ensoleillement quasi permanent en orbite basse, contournant les contraintes d'alimentation électrique qui pèsent de plus en plus lourd sur les data centers terrestres dédiés à l'intelligence artificielle — un marché de l'informatique orbitale évalué à 28,16 milliards de dollars selon les projections citées dans la presse spécialisée.
D'autres prototypes prévus début 2027
Ce premier vol du 1er octobre n'est qu'une étape : Google prévoit déjà le lancement de satellites prototypes supplémentaires début 2027, dans une logique de test itératif avant toute éventuelle mise à l'échelle.
Notre avis
Faire décoller des puces IA plutôt que de continuer à empiler des data centers terrestres est une idée radicale, mais Google reste prudent dans sa communication : ce premier vol n'est qu'un test de résistance de base (accélération au lancement, tenue en orbite), loin d'une preuve de viabilité économique — les vrais résultats se jugeront sur la durée, avec les prototypes annoncés pour 2027.
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