Ordinateurs · 03/10/2026
Boston Dynamics a dévoilé le 1er octobre 2026 une nouvelle main robotique à quatre doigts (sans auriculaire) pour son humanoïde Atlas, dotée de 13 degrés de liberté et directement actionnée, conçue pour la fiabilité et la manipulation d'outils plutôt que pour reproduire fidèlement l'anatomie humaine.
Boston Dynamics a dévoilé le 1er octobre 2026 une nouvelle main robotique pour son humanoïde Atlas, dotée de quatre doigts seulement — l'auriculaire a été délibérément omis — pour un total de 13 degrés de liberté (4 pour le pouce, 3 pour chacun des trois autres doigts), directement actionnée et pensée pour la fabrication en série et le transfert simulation-vers-réel plutôt que pour reproduire fidèlement l'anatomie de la main humaine.
Pourquoi pas d'auriculaire ? Un choix justifié par l'expérimentation
Selon Dylan Thrush, ingénieur mécanique chez Boston Dynamics, l'absence d'auriculaire résulte d'un choix assumé : « les actionneurs supplémentaires ne valaient pas la complexité additionnelle » — une conclusion renforcée par une expérience interne où des membres de l'équipe ont scotché leur auriculaire et leur annulaire ensemble pendant une journée, concluant que le robot n'avait pas besoin de ce doigt.
Des prises variées malgré la simplification anatomique
Malgré l'absence d'un doigt, la main peut réaliser des prises en pince précise entre le pouce et les autres doigts, des prises tripodes, ainsi que des prises déclenchées spécifiquement conçues pour manier des outils comme des perceuses, des visseuses dynamométriques, des meuleuses ou des torches à souder — un répertoire de gestes pensé avant tout pour un usage industriel plutôt que domestique.
La fiabilité et la fabrication en série priment sur le réalisme anthropomorphique
Alberto Rodriguez, directeur du comportement des robots chez Boston Dynamics, souligne qu'une bonne part de la conception repose sur l'intuition et l'expérimentation plutôt que sur une copie stricte de la main humaine — l'entreprise a privilégié des actionneurs rétro-entraînables, la proprioception et des capteurs tactiles sensibles à la pression pour obtenir de la dextérité, plutôt qu'un nombre maximal de degrés de liberté.
Notre avis
Renoncer sciemment à une partie du réalisme anatomique pour gagner en fiabilité, en facilité de fabrication et en capacité de transfert simulation-vers-réel est un choix d'ingénierie pragmatique qui tranche avec la course au réalisme anthropomorphique affichée par certains concurrents du secteur — reste à voir si cette approche plus fonctionnelle que mimétique produit de meilleurs résultats une fois les robots déployés en conditions réelles de production.
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